Pendant des générations, les peuples africains ont préservé l’histoire par la parole. Les histoires, les expériences, la sagesse, les avertissements et les traditions ont été transmis d’une génération à l’autre pour que ceux qui venaient après sachent d’où ils venaient, comprennent ce que leurs ancêtres ont enduré, contribué et portent en avant ce qu’ils avaient appris.
Cette page d’histoire continue cette tradition sous une forme différente.
Pour comprendre le panafricanisme, nous devons comprendre à la fois ce que les peuples africains construisaient et à quoi ils répondaient.
À travers les siècles, les peuples d’ascendance africaine ont connu l’esclavage, l’occupation coloniale, la discrimination raciale, l’exploitation économique et des systèmes conçus pour séparer les gens de leurs terres, leur culture, leur histoire et les uns des autres. Les idées de supériorité raciale ont été renforcées non seulement par le pouvoir politique, mais aussi par des arguments religieux et des théories pseudoscientifiques qui tentaient de dépeindre les peuples noirs comme naturellement inférieurs.
La colonisation de l’Afrique a apporté une autre transformation profonde. Pendant le Partage de l’Afrique, les puissances européennes se sont divisé une grande partie du continent. La Conférence de Berlin de 1884–1885 est devenue un moment important dans ce processus, établissant des règles entre les puissances européennes pour revendiquer le territoire africain. Les frontières ont finalement été imposées à travers les communautés, les royaumes, les groupes ethniques et les systèmes politiques existants—où nous voyons toujours les conséquences à travers le continent aujourd’hui.
Cependant, cette histoire n’est pas seulement l’histoire de ce qui a été fait au peuple africain.
C’est aussi l’histoire de ce que les peuples africains ont fait en réponse.
Le panafricanisme s'est développé en un mouvement international construit autour d'une idée puissante : que les peuples africains et les peuples de la diaspora africaine à travers le monde partagent les histoires, les luttes, les connexions culturelles et les possibilités d'un avenir commun. Ses défenseurs ne s'entendaient pas tous sur ce que le panafricanisme devrait devenir exactement. Certains ont souligné l'unité politique africaine. D'autres ont combattu la domination coloniale, l'oppression raciale ou l'exploitation économique. Certains se sont concentrés sur l'identité culturelle et la fierté raciale, tandis que d'autres ont organisé les communautés africaines et diasporiques à travers les frontières nationales. Mais plusieurs aspirations ont émergé régulièrement : ● Mettre fin à la domination coloniale et à la domination étrangère en Afrique. ● Construire la force politique, sociale et économique par la coopération. ● Restaurer l'identité, la dignité, l'autodétermination et la fierté africaines. ● Renforcer les connexions entre les peuples africains à travers le continent et la diaspora africaine mondiale. Le panafricanisme est donc devenu plus qu'une idée politique. C'est devenu une façon d'imaginer ce qui pourrait être possible quand les peuples séparés par la géographie, les frontières coloniales et les circonstances historiques reconnaissent leurs connexions les uns avec les autres.
L'histoire du panafricanisme est fréquemment racontée à travers ses leaders masculins les plus reconnaissables.
Leurs contributions sont importantes, mais elles ne représentent qu'une partie de l'histoire.
Les femmes ont été des organisatrices, des écrivaines, des éducatrices, des leaders politiques, des activistes indépendantistes, des diplomates, des intellectuelles et des bâtisseuses d'institutions tout au long des mouvements de libération africaine et panafricains.
Ce ne sont que quelques-unes parmi tant d’autres.
Leur présence sur cette page est intentionnelle. La mémoire historique devient incomplète quand les personnes qui ont organisé, sacrifié, écrit, enseigné, remis en question les institutions et se sont tenues à la première ligne du changement ne sont remémbrées que partiellement.
Nous étudions cette histoire non pas simplement pour revenir au passé, mais pour mieux comprendre le présent.
Les rassemblements pan-africains à travers l’Afrique et dans toute la diaspora continuent une conversation beaucoup plus ancienne : Qui sommes-nous en tant que peuple ? Qu’est-ce qui nous a divisés ? Qu’est-ce qui nous relie ? Qu’avons-nous hérité ? Et que pouvons-nous construire ensemble ?
L’objectif n’est pas de romantiser l’histoire. Le passé de l’Afrique, comme l’histoire de chaque peuple, contient les réalisations et les conflits, la coopération et la division, le triomphe et la tragédie. Comprendre tout cela nous permet de reconnaître à la fois ce qui a changé et ce qui n’a pas changé.
Cela nous rappelle aussi que les Africains n’ont jamais été simplement les sujets de l’histoire.
Ils ont été des innovateurs, des bâtisseurs, des érudits, des organisateurs, des leaders, des créateurs, des résistants et des collaborateurs. Bien avant l’existence des frontières nationales d’aujourd’hui, les sociétés africaines commerçaient, gouvernaient, créaient, échangeaient des connaissances et interagissaient à travers les régions. Le mouvement pan-africain s’est appuyé sur cette histoire tout en imaginant de nouvelles formes de solidarité pour un monde en mutation.
Ce travail continue.
Comme l’a observé Nelson Mandela :
Il n’y a rien de tel que de revenir à un endroit qui reste inchangé pour découvrir comment vous-même vous avez changé.
Et Martin Luther King Jr. nous a rappelé :
« Nous ne sommes pas les créateurs de l’histoire. Nous sommes créés par l’histoire. »
Cette page est une invitation à rencontrer cette histoire—à comprendre les forces qui ont façonné le panafricanisme, à découvrir les personnes qui l’ont portée en avant et à considérer ce que leurs luttes, réalisations, désaccords et espoirs peuvent nous enseigner aujourd’hui.
Angela Davis nous challenge :
À ne pas nous soumettre à l’oppression du statu quo, déclarant : « Je n’accepte plus les choses que je ne peux pas changer. Je change les choses que je ne peux pas accepter ».
Pour savoir où nous allons, nous devons comprendre où nous avons été. Et pour comprendre qui nous pouvons devenir, nous devons nous souvenir qui nous avons été.
Rédigé et organisé par le Dr Levell Thomas, de Portland (Oregon, États-Unis)
Un relevé chronologique, 1900 – 2026
Un peuple sans la connaissance de son histoire passée, de ses origines et de sa culture est comme un arbre sans racines.
Ce serait peut-être une bonne idée si les différents pays du monde échangeaient occasionnellement leurs livres d'histoire, juste pour voir ce que les autres peuples font avec le même ensemble de faits.

Le Congrès pan-africain (CPA) est une série régulière de réunions qui a d'abord eu lieu suite à la Conférence pan-africaine tenue à Londres, Angleterre, en 1900.
Le Congrès pan-africain a d'abord gagné une réputation de pacificateur pour la décolonisation en Afrique et aux Antilles, et a réalisé un progrès significatif pour la cause pan-africaine. Parmi les demandes principales du groupe dès le départ figurait la cessation de la domination coloniale et de la discrimination raciale. Le Congrès s'est opposé à l'impérialisme et a appelé aux droits de l'homme et à l'égalité économique. Le manifeste publié par le CPA a exposé ses demandes politiques et économiques pour un nouveau contexte mondial de coopération internationale, soulignant la nécessité de répondre aux défis auxquels l'Afrique faisait face en raison de la colonisation européenne généralisée.
La première Conférence pan-africaine s'est tenue à Londres en 1900. La conférence a réuni des personnes opposées au racisme et au colonialisme et a attiré l'attention internationale, bien qu'elle n'ait pas mené à des mesures politiques sur ces questions. Les participants ont discuté de la nécessité de préserver l'identité culturelle noire et que les droits des peuples autochtones soient reconnus par les colonisateurs.
Du Bois a décrit la lutte menée par les Afro-Américains comme une « dette de sang » et a soutenu qu'ils méritaient des réparations pour l'esclavage et la violence raciale. Il croyait également que garantir un avenir positif pour l'Afrique serait la clé pour aider tous les peuples noirs du monde entier.

Le 19 février 1919, le premier Congrès pan-africain a été organisé rapidement à Paris par W. E. B. Du Bois, Ida Gibbs Hunt, Edmund Fredericks et Blaise Diagne.
Le Congrès pan-africain a proposé que l'Allemagne soit tenue de remettre ses colonies à une organisation internationale plutôt qu'à d'autres puissances coloniales.
Il y avait 57 délégués représentant 15 pays, un nombre plus petit que prévu à l'origine parce que les gouvernements britanniques et américains ont refusé d'émettre des passeports aux citoyens qui avaient prévu d'y assister.
Le Département d'État américain a rapporté que le gouvernement français ne croyait pas que le moment était opportun pour un Congrès pan-africain. Un écrivain du New York Call pensait que les États-Unis craignaient d'être gênés par des discussions sur les relations raciales au Congrès à Paris.
Finalement, le Congrès s'est déroulé entre le 19 et le 21 février au Grand Hôtel. Il y avait une plus grande représentation des pays africains au premier Congrès pan-africain qu'il n'y en avait eu à la Conférence pan-africaine de 1900. L'Afrique avait douze délégués, trois en provenance du Liberia. Il y avait 21 délégués représentant les pays des Caraïbes et 16 délégués en provenance des États-Unis.
Les pays et territoires représentés dans le document source incluent le Sénégal, Haïti, le Congo, le Portugal, le Liberia, l'Afrique du Sud, la France, la Belgique et les États-Unis.
Débat, représentation et résolutions
Le Congrès a également accordé une grande valeur aux peuples noirs qui avaient été « civilisés » par les puissances colonisatrices. Pour Diagne, l'Allemagne devrait renoncer à ses colonies non pas parce que le colonialisme était mauvais, mais parce que la gouvernance allemande n'était pas bonne. Après le discours de Diagne, le représentant portugais Alfredo Andrade a félicité la démocratie française et son inclusion des peuples noirs dans le gouvernement.
D'autres représentants ont également félicité la France d'avoir une représentation noire en politique et de bonnes relations avec les peuples noirs anecdotiquement. Andrade, Diagne, Gratien Candace, Achille René-Boisneuf et Joseph Lagrosillière ont tous senti qu'il n'y avait « pas de place pour une conscience politique diasporique parce qu'ils voyaient l'empire de la Troisième République française comme la meilleure opportunité actuelle pour la réalisation des droits des Noirs au sein de leurs circonscriptions ». L'adhésion à une nation « bienveillante » a été considérée comme une approche pratique pour aider à améliorer la vie des peuples noirs qu'ils représentaient.
Helen Noble Curtis a donné un discours intitulé « L'utilisation des troupes africaines en Europe », décrivant les expériences racistes rencontrées par les soldats noirs qui combattaient lors de la Première Guerre mondiale dans les hôpitaux et autres institutions. Curtis a plaidé pour que le monde reconnaisse que la justice n'est pas séparable : elle devrait être la même pour tous les peuples indépendamment de la couleur de la peau.
Le Congrès a finalement adopté plusieurs résolutions, notamment liées aux peuples vivant sous le colonialisme. Ils ont plaidé pour l'autodétermination du peuple africain sauf où « les pratiques existantes étaient directement contraires aux principes établis de la civilisation ». On estimait que l'Afrique devrait se voir accorder l'autonomie gouvernementale et que les Africains devaient participer à la gouvernance de leurs pays aussi rapidement que leur développement le permettrait jusqu'à une date précisée dans le futur.
Le Congrès a également accordé une grande valeur aux peuples noirs qui avaient été « civilisés » par les puissances colonisatrices. Pour Diagne, l’Allemagne devrait renoncer à ses colonies non pas parce que le colonialisme était mauvais, mais parce que la gouvernance allemande n’était pas bonne. Après le discours de Diagne, le représentant portugais Alfredo Andrade a félicité la démocratie française et son inclusion des peuples noirs dans le gouvernement.
D’autres représentants ont également félicité la France d’avoir une représentation noire en politique et de bonnes relations avec les peuples noirs anecdotiquement. Andrade, Diagne, Gratien Candace, Achille René-Boisneuf et Joseph Lagrosillière ont tous estimé qu’il n’y avait « pas de place pour une conscience politique diasporique parce qu’ils voyaient l’empire de la Troisième République française comme la meilleure opportunité actuelle pour la réalisation des droits des Noirs au sein de leurs circonscriptions ». L’adhésion à une nation « bienveillante » a été considérée comme une approche pratique pour aider à améliorer la vie des peuples noirs qu’ils représentaient.
Helen Noble Curtis a prononcé un discours intitulé « L’utilisation des troupes africaines en Europe », décrivant les expériences racistes rencontrées par les soldats noirs qui combattaient lors de la Première Guerre mondiale dans les hôpitaux et autres institutions. Curtis a plaidé pour que le monde reconnaisse que la justice n’est pas séparable : elle devrait être la même pour tous les peuples indépendamment de la couleur de la peau.
Le Congrès a finalement adopté plusieurs résolutions, notamment liées aux peuples vivant sous le colonialisme. Ils ont plaidé pour l’autodétermination du peuple africain sauf où « les pratiques existantes étaient directement contraires aux principes établis de la civilisation ». On estimait que l’Afrique devrait se voir accorder l’autonomie gouvernementale et que les Africains devaient participer à la gouvernance de leurs pays aussi rapidement que leur développement le permettrait jusqu’à une date précisée dans le futur.
En 1921, le deuxième Congrès pan-africain s'est réuni en plusieurs sessions à Londres, Bruxelles et Paris, pendant le 28, 29 et 31 août et le 2, 3, 5 et 6 septembre.
Comme W. E. B. Du Bois l'a rapporté dans The Crisis en novembre cette année-là, représentés à ce congrès étaient « 26 groupes différents de peuples de descendance nègre : Nigéria britannique, Côte-de-l'Or et Sierra Leone ; le Soudan égyptien ; Afrique de l'Est britannique ; ancien Afrique de l'Est allemande ; Sénégal français, Congo français et Madagascar ; Congo belge ; St. Thomé portugaise, Angola et Mozambique ; Liberia ; Abyssinie ; Haïti ; Jamaïque britannique et Grenade ; Martinique et Guadeloupe françaises ; Guyane britannique ; États-Unis d'Amérique ; Nègres résidant en Angleterre, France, Belgique et Portugal ; et des visiteurs fraternels d'Inde, Maroc, Philippines et Annam..
Un révolutionnaire indien, Shapurji Saklatvala, a participé, de même que W. F. Hutchinson, un journaliste de la Côte-de-l'Or.
Cette session du Congrès était la plus axée sur le changement de toutes les réunions jusqu'à présent. À la session de Londres, des résolutions ont été adoptées et plus tard réaffirmées par Du Bois dans son « Manifeste à la Société des Nations ».
Si nous commençons à reconnaître que le grand problème moderne est de corriger le déséquilibre dans la distribution de la richesse, il faut se souvenir que le déséquilibre fondamental se trouve dans la distribution scandaleusement injuste du revenu mondial entre les peuples dominants et opprimés ; dans le viol des terres et des matières premières, et le monopole de la technique et de la culture. Et dans ce crime, le travail blanc est complice du capital blanc. Inconsciemment et consciemment, négligemment et délibérément, la vaste puissance du vote du travail blanc dans les démocraties modernes a été cajolée et flattée dans des schémas impérialistes pour asservir et corrompre le travail noir, brun et jaune.
W. E. B. Du Bois, « Manifeste à la Société des Nations »
Cela a mené à des craintes parmi les entreprises et le gouvernement à Bruxelles que le Congrès serait un événement radical prônant le renversement de la domination coloniale. Panda Farnana a même essayé de poursuivre le journal L'Avenir Colonial Belge pour avoir sali et discrédité le Congrès pan-africain.
La campagne de diffamation a fait que beaucoup à Bruxelles voient la réunion comme un « rassemblement d'agitateurs dangereux qui, comme leur leader Marcus Garvey, étaient déterminés à libérer l'Afrique de la domination européenne ». Cependant, Garvey voyait le Congrès comme peu plus qu'une blague et l'a critiqué vivement et Du Bois publiquement et fortement.
En 1923, le troisième Congrès pan-africain s'est tenu à Londres et à Lisbonne. Helen Noble Curtis a été une planificatrice importante de l'événement de Lisbonne, qui était plus petit que les autres. Le Congrès de Londres s'est tenu à Denison House.
Cette réunion a répété les demandes d'autonomie gouvernementale et abordé les problèmes dans la Diaspora et la relation Africain-Européenne.
· Le développement de l'Afrique devrait être au bénéfice des Africains et non simplement pour les profits des Européens.
· Il devrait y avoir l'autonomie gouvernementale et un gouvernement responsable pour l'Afrique de l'Ouest britannique et les Indes occidentales britanniques.
· Le prétention d'une minorité blanche de dominer une majorité noire au Kenya, en Rhodésie et en Afrique du Sud devrait être abolie.
· Le lynchage et la loi de la foule aux États-Unis devraient être supprimés.
Les femmes ont joué un rôle important dans ce congrès. Addie Whiteman Dickerson, Addie Hunton et la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté ont été des collectrices de fonds clés pour la réunion. Le Cercle pour la paix et les relations internationales de New York était également l’un des sponsors.
Beatrice Morrow Cannady, Dora Cole Norman, Dorothy R. Peterson et Jessie Redmon ont participé activement à la planification du quatrième Congrès. La Grace Congregational Church a servi de quartier général de planification.
Il y avait environ 208 délégués des États-Unis et d’autres pays. La faible participation des colonies britanniques et françaises était due aux restrictions de voyage gouvernementales.
Le quatrième Congrès pan-africain a adopté des résolutions similaires à celles des réunions du troisième Congrès pan-africain. Les résolutions ont appelé à la libération de différents pays colonisés, notamment Haïti, la Chine et l’Égypte. Un appel à la solidarité de la classe ouvrière à travers les lignes raciales a également été inclus, mais aucun plan pour accomplir cela n’a été établi.
Il y avait 208 délégués des États-Unis et de 10 pays étrangers différents. L’Afrique était représentée par des délégués de la Côte-de-l’Or, du Liberia, du Nigéria et de la Sierra Leone.
La fondation de la Fédération pan-africaine (FAP) à Manchester en 1945, le cinquième Congrès pan-africain s’est tenu à la Chorlton-on-Medlock Town Hall, Manchester, Royaume-Uni, entre le 15 et le 21 octobre 1945.
Bien que faisant partie d’un plus grand mouvement pan-africain au début du siècle, cet événement a été organisé par des personnes à Manchester, qui ont réuni des gens de partout dans le monde.
À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, environ 700 millions de personnes vivaient sous la domination impériale et étaient des « peuples assujettis », sans libertés, sans parlements, sans démocratie et sans syndicats pour protéger les travailleurs. Beaucoup se sentaient trahis après avoir été promis un mouvement vers l’autonomie gouvernementale s’ils combattaient pour les puissances coloniales européennes lors de la Première Guerre mondiale, seulement pour voir ces promesses niées plus tard. Une nouvelle militance a émergé avec des demandes de décolonisation ainsi qu’une condamnation de l’impérialisme, de la discrimination raciale et du capitalisme.
L’historien Saheed Adejumobi écrit dans The Pan-African Congresses, 1900-1945 que « bien que les congrès pan-africains précédents aient été largement contrôlés par des intellectuels noirs de la classe moyenne britanniques et américains qui avaient souligné l’amélioration des conditions coloniales, la réunion de Manchester a été dominée par des délégués d’Afrique et des Africains travaillant ou étudiant en Bretagne ».
Adejumobi note que « le nouveau leadership a attiré le soutien des travailleurs, des syndicalistes et d’un secteur radical croissant de la population étudiante africaine ». Avec moins de participants afro-américains, les délégués étaient composés principalement d’une nouvelle génération de leaders intellectuels et politiques africains qui se feraient bientôt connaître, acquérir de la notoriété et du pouvoir dans leurs différents pays colonisés.
Parmi les participants se trouvaient Hastings Banda, Kwame Nkrumah et Jomo Kenyatta, qui deviendraient les premiers présidents de leurs pays nouvellement indépendants. Les commentateurs estiment que 87-90 délégués étaient présents, représentant environ 50 organisations, avec un total de 200 spectateurs présents.

· Le problème de la couleur en Bretagne », y compris le chômage parmi les jeunes noirs ; les enfants métisses abandonnés engendrés par des anciens militaires noirs et des mères britanniques blanches ; la discrimination raciale, la barrière de couleur et les pratiques d'emploi discriminatoires. Ces sujets ont été discutés à la première session le 15 octobre 1945, présidée par Amy Ashwood Garvey.
· L'impérialisme en Afrique du Nord et de l'Ouest ». Tous les présents ont exigé l'indépendance des nations africaines ; les délégués étaient divisés sur la question de savoir si l'émancipation politique ou le contrôle de l'économie devrait venir en premier. Kwame Nkrumah a préconisé les méthodes révolutionnaires de saisie du pouvoir comme essentielles à l'indépendance. À partir de cette session, la présidence a été prise par le Dr. W. E. B. Du Bois.
· L'oppression en Afrique du Sud », y compris les inégalités sociales, économiques, éducatives, sanitaires et d'emploi auxquelles sont confrontés les Sud-Africains noirs. Les présents ont exprimé le soutien et la sympathie et ont énoncé un certain nombre de demandes.
· Le tableau de l'Afrique de l'Est », se concentrant sur les terres, l'occupation d'une grande partie des meilleures terres par les colons blancs, et les conditions de travail et les salaires inégaux pour les Africains. Cette session a été ouverte par Jomo Kenyatta.
· L'Éthiopie et les républiques noires », discutant du Royaume-Uni exerçant le contrôle sur l'Éthiopie bien que l'empereur Haile Selassie ait été restauré au trône, et que les Nations unies n'offraient pas d'aide à l'Éthiopie tandis que l'Italie, qui avait conquis l'Éthiopie en 1935 sous un régime fasciste, recevait l'aide de l'ONU.
· Les problèmes aux Caraïbes ». Un certain nombre de délégués syndicaux des Caraïbes se sont adressés à la session ; certains ont exigé « l'indépendance complète », d'autres « l'autonomie gouvernementale », et d'autres « le statut de dominion ».





Plaque commémorative rouge : Il est suggéré par les commentateurs que la leader communautaire de Manchester et l’activiste politique Kath Locke a persuadé le conseil municipal de Manchester de placer une plaque rouge commémorant le Congrès sur le mur de la Chorlton Town Hall.

1963 - La naissance de l'unité africaine : L'Organisation de l'unité africaine
L'Organisation de l'unité africaine (OUA) a été établie le 25 mai 1963 à Addis-Abeba, Éthiopie, par 32 États africains nouvellement indépendants déterminés à affirmer leur souveraineté. Sa fondation a marqué un tournant historique, car les leaders africains ont cherché à surmonter l'héritage du colonialisme par l'unité et la solidarité.
Au cœur de l'OUA se trouvait l'objectif d'accélérer la libération des territoires colonisés restants, de défendre l'indépendance des États membres et de promouvoir la coordination politique sur le continent.
L'organisation a été façonnée par des leaders visionnaires tels que l'empereur d'Éthiopie Haile Selassie, le Kwame Nkrumah du Ghana, Abubakar Tafawa Balewa du Nigéria, Ahmed Sékou Touré de Guinée et d'autres.
Le document source identifie les leaders éminents photographiés comme l'empereur Haile Selassie d'Éthiopie, Jomo Kenyatta du Kenya, Julius Nyerere de Tanzanie, Milton Obote d'Ouganda et Kenneth Kaunda de Zambie. Il décrit également une photo de groupe emblématique des pères fondateurs et des premiers leaders à la création de l'OUA à Addis-Abeba en 1963, y compris Haile Selassie, Kwame Nkrumah, Gamal Abdel Nasser, Julius Nyerere et d'autres qui ont façonné l'Afrique postcoloniale.
Les résolutions de compromis
· L'empereur Haile Selassie a accueilli le sommet pour réduire les positions concurrentes, adoptant finalement une charte plus proche de l'approche gradualiste de Monrovia :
· Souveraineté : Respect absolu de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de chaque État membre.
· Inviolabilité des frontières : Engagement à maintenir les frontières de l'ère coloniale pour prévenir les conflits transfrontaliers.
· Décolonisation : Création d'un Comité de libération pour financer et soutenir activement les mouvements anticoloniaux dans les territoires restants sous domination européenne, tels que l'Angola, le Mozambique et l'Afrique du Sud d'apartheid.

Le sixième Congrès pan-africain, également connu sous le nom de « Sixth-PAC » ou « 6PAC », a été accueilli à Dar es-Salaam, Tanzanie, en juin 1974. C'était la première fois que l'événement se tenait en Afrique. L'événement a été initialement proposé par Pauulu Kamarakafego pour contester le néocolonialisme et l'apartheid.
Des centaines à des milliers de participants se sont réunis à l'Université de Dar es-Salaam du 19 au 27 juin 1974. Environ 50 gouvernements souverains différents et organisations politiques ont envoyé des délégués au 6PAC. Des délégués de mouvements de libération de plusieurs pays colonisés ont également assisté.
Hill a servi de secrétaire général pour l'Amérique du Nord. Cela faisait partie de la planification initiale que les groupes travaillant vers la libération aient du temps pour réseauter et « construire la solidarité internationale ».
Une Déclaration politique générale a été créée au 6PAC appelant à la fin de toutes les formes de colonialisme, y compris le néocolonialisme. La déclaration a également appelé à l'unification du peuple africain pour travailler vers le socialisme à travers l'Afrique pour mettre fin à l'oppression. Elle a explicitement dénoncé tous les types de racisme et de nationalisme.
Augusto est resté à Dar es-Salaam après le 6PAC pour éditer les actes de l'événement pour la Tanzania Publishing House.
Plusieurs activistes nord-américains du 6PAC se sont rendus à Washington, D.C., à l'automne 1974 pour faire pression sur les États-Unis pour qu'ils agissent contre l'apartheid en Afrique du Sud. Sous la direction de Hill, cela s'est transformé en Southern Africa News Collective et, finalement, en 1978, est devenu le Southern Africa Support Project (SASP).
L’Organisation de l’unité africaine (OUA) a été établie en 1963 avec l’objectif principal d’éradiquer le colonialisme et d’améliorer la coopération politique entre les États africains. C’était un organisme politique qui se concentrait sur la souveraineté et l’indépendance des États africains, promouvant l’unité et la solidarité entre les nations africaines. L’OUA a réussi dans son plaidoyer anticolonial et anti-apartheid, menant à l’indépendance de nombreux pays africains. Cependant, elle a souvent été critiquée pour son principe de non-ingérence, qui permettait aux États membres de commettre des abus des droits de l’homme sans intervention de l’organisation.
D’autre part, l’Union africaine (UA), établie en 2002, a un mandat plus large qui comprend non seulement l’intégration politique mais aussi l’intégration économique entre ses États membres. Elle vise à promouvoir le développement durable au niveau économique, social et culturel ainsi qu’à intégrer les économies africaines. L’UA a le pouvoir d’intervenir dans les États membres en cas de circonstances graves telles que les crimes de guerre, le génocide et les crimes contre l’humanité, un changement significatif par rapport au principe de non-ingérence de l’OUA. L’UA a également un conseil de la paix et de la sécurité, qui est responsable du maintien de la paix et de la sécurité continentales, chose que l’OUA n’avait pas. Ce conseil a le pouvoir de mettre en œuvre des missions de maintien de la paix et d’imposer des sanctions, démontrant l’engagement de l’UA envers la prévention et la résolution des conflits.
De plus, l’UA a un Parlement pan-africain, un organe qui vise à fournir une plateforme commune aux peuples africains et à leurs organisations de base pour être plus impliqués dans les discussions et la prise de décisions sur les problèmes et les défis auxquels l’Afrique est confrontée. C’est un mouvement clair vers une gouvernance plus inclusive et participative.

Le sixième Congrès pan-africain, également connu sous le nom de « Sixth-PAC » ou « 6PAC », a été accueilli à Dar es-Salaam, Tanzanie, en juin 1974. C'était la première fois que l'événement se tenait en Afrique. L'événement a été initialement proposé par Pauulu Kamarakafego pour contester le néocolonialisme et l'apartheid.
Des centaines à des milliers de participants se sont réunis à l'Université de Dar es-Salaam du 19 au 27 juin 1974. Environ 50 gouvernements souverains différents et organisations politiques ont envoyé des délégués au 6PAC. Des délégués de mouvements de libération de plusieurs pays colonisés ont également assisté.
Hill a servi de secrétaire général pour l'Amérique du Nord. Cela faisait partie de la planification initiale que les groupes travaillant vers la libération aient du temps pour réseauter et « construire la solidarité internationale.
Une Déclaration politique générale a été créée au 6PAC appelant à la fin de toutes les formes de colonialisme, y compris le néocolonialisme. La déclaration a également appelé à l'unification du peuple africain pour travailler vers le socialisme à travers l'Afrique pour mettre fin à l'oppression. Elle a explicitement dénoncé tous les types de racisme et de nationalisme.
Augusto est resté à Dar es-Salaam après le 6PAC pour éditer les actes de l'événement pour la Tanzania Publishing House.
Plusieurs activistes nord-américains du 6PAC se sont rendus à Washington, D.C., à l'automne 1974 pour faire pression sur les États-Unis pour qu'ils agissent contre l'apartheid en Afrique du Sud. Sous la direction de Hill, cela s'est transformé en Southern Africa News Collective et, finalement, en 1978, est devenu le Southern Africa Support Project (SASP).

Bouton commémoratif montré avec le matériel du septième Congrès pan-africain.
Le septième Congrès pan-africain s'est tenu à Kampala, Ouganda, du 3 au 8 avril 1994. Le thème était « Affronter l'avenir dans l'unité, le progrès social et la démocratie ».
Il y avait plus de 2 000 participants à l'événement, qui comprenait une réunion préalable au Congrès pour les femmes. Le président ougandais Yoweri Museveni a pris la parole à l'ouverture, où il a énuméré cinq critères pour définir qui est un « Africain ». Les critères, qui comprenaient des personnes de nombreux horizons et nationalités, ont aidé à définir « Africain » comme quelque chose qui n'était pas seulement une catégorie raciale.
De plus, le 7PAC a réuni des activistes de différentes générations pour travailler ensemble sur les problèmes modernes.
Les problèmes modernes comprenaient le VIH/sida en Afrique, les droits des femmes et la mondialisation. D'autres tensions à démêler au 7PAC et à l'avenir comprenaient le nationalisme noir.

L'Organisation de l'unité africaine (OUA) a été créée en 1963, tandis que l'Union africaine (UA) a vu le jour en 2002. Le mandat principal de l'OUA était axé sur la libération politique et l'anticolonialisme, alors que l'ère de l'UA a davantage mis l'accent sur l'intégration économique et le partenariat mondial.

Le huitième Congrès pan-africain s'est tenu à l'Université de Witwatersrand du 14 au 16 janvier 2014 à Johannesburg, Afrique du Sud.
Le Congrès de Johannesburg a avancé plusieurs résolutions notables. Il a appelé à la création d'un Conseil des affaires nationales africaines pour organiser et promouvoir les droits des travailleurs migrants africains et favoriser le panafricanisme. Le Congrès a appelé à la reconnaissance mondiale du droit africain de retour, à la solidarité avec l'ensemble de la diaspora africaine et à l'établissement d'une Commission nationale des réparations dans tous les pays où existent des peuples d'ascendance africaine.
Le huitième Congrès a vu une division politique parmi les panafricanistes, le Congrès de Johannesburg excluant les pays arabes d'Afrique du Nord en raison de siècles de la traite des esclaves arabes et de l'affirmation que dans les pays arabes où les Africains étaient une minorité, ils faisaient face à la discrimination raciste et à l'arabisation.
Cela a mis les organisateurs en conflit avec ceux alignés sur les organisateurs du septième Congrès, qui considéraient l'exclusion de l'Afrique du Nord comme une violation des principes fondamentaux du panafricanisme et des conclusions des sixième et septième Congrès.
Le Congrès de Johannesburg a défendu sa décision en mettant l'accent sur l'« africanisme » plutôt que le « continentalisme », voyant les Arabes du continent africain à part de l'identité africaine et le panarabisme comme contradictoire au panafricanisme. Le Congrès de Johannesburg a également été critiqué pour avoir été organisé par un petit groupe d'élites plutôt que d'être un effort de base. Ces critiques ont amené certaines organisations panafricanistes à considérer le congrès de Johannesburg comme « annulé ».
Un huitième Congrès rival a été organisé et accueilli à Accra, Ghana, du 5 au 7 mars 2015. Son thème était « Le monde panafricain que nous voulons : Construire un mouvement populaire pour une transformation structurelle juste, responsable et inclusive ».
Les principales discussions comprenaient la lutte contre le néolibéralisme, la durabilité et le développement autosuffisant, l'émancipation des femmes africaines, l'antiimpérialisme, le rôle de l'art et des médias dans la promotion du panafricanisme, la responsabilisation des leaders africains aux principes panafricains et le rôle des jeunes dans le mouvement panafricaniste.
Il a condamné l'invasion de la Libye menée par l'OTAN et l'exécution subséquente de Mouammar Kadhafi, un sponsor des Congrès passés, appelant à la formation d'une brigade de l'Union africaine pour agir comme une force militaire stabilisatrice indépendante pour les zones « précédemment déstabilisées par les intérêts occidentaux ».
Il a condamné le néolibéralisme et réitéré un appel à une plus grande coopération économique entre les États africains et à la création d'une monnaie africaine unifiée. Il a appelé à la suppression de toutes les bases militaires américaines du sol africain. Il a résolu de concrétiser et d'unifier la « 6e région d'Afrique » : la diaspora africaine.

Le neuvième Congrès pan-africain s'est tenu à Lomé, Togo, du 8 au 12 décembre 2025, au Palais des congrès de Lomé. Les États d'Afrique du Nord et toutes les nations accueillant des communautés de descendance africaine ont été une fois de plus inclus dans l'événement.
Le thème du neuvième congrès était « Le renouvellement du panafricanisme et le rôle de l'Afrique dans la réforme des institutions multilatérales : mobiliser les ressources et nous réinventer pour passer à l'action ».

Six décisions majeures ont été prises à la fin du Congrès. Le gouvernement de la République togolaise a été chargé de suivre la mise en œuvre des engagements et des décisions prises au Congrès en collaboration avec la Commission de l'Union africaine, les États d'Afrique et de la diaspora africaine, et diverses institutions de la diaspora. De plus, un comité sera établi pour contrôler la mise en œuvre des décisions du Congrès.
Le Congrès a appelé à l'établissement d'une Journée pan-africaine du souvenir pour les déportés et les victimes de l'esclavage et de la colonisation. Il a invité la collaboration de l'Union africaine, de la CARICOM, de la CELAC et des organisations de la diaspora pour sélectionner une date annuelle appropriée.
Le Congrès a demandé à la République togolaise de rédiger une résolution à l'Assemblée générale des Nations unies sur l'établissement d'une Journée internationale des réparations et des restitutions.
Le Congrès a appelé à l'établissement d'un bureau permanent du Congrès pan-africain, qui à partir de 2025 organisera un Congrès pan-africain tous les cinq ans en collaboration avec un pays hôte sélectionné.
Le Congrès a soumis sa déclaration finale à l'Assemblée des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine pour examen et mise en œuvre.
Pendant plus de 400 ans, des millions de personnes ont été volées en Afrique, mises aux fers et expédiées au Nouveau Monde pour travailler dans les champs de coton et les plantations de sucre et de café sous une chaleur torride et le coup de fouet.
Privés de leur humanité de base et même de leurs propres noms, ils ont été forcés de supporter des générations d'exploitation avec des répercussions qui résonnent aujourd'hui, y compris le racisme anti-Noir persistant et la discrimination.
La résolution a souligné « le trafic d'Africains asservis et l'esclavage chattel racialisé des Africains comme le crime le plus grave contre l'humanité en raison de la rupture définitive dans l'histoire du monde, de l'échelle, de la durée, de la nature systématique, de la brutalité et des conséquences durables qui continuent à structurer la vie de tous les peuples à travers des régimes de travail, de propriété et de capital racialisés. »
Source incluse dans le document original : ONU Info, mars 2026.

La Poète lauréate de la Barbade, Esther Philips, a lu des extraits de ses œuvres, y compris une pièce sur une jeune fille marchant sur les terres d'une ancienne plantation de sucre et ne comprenant pas son importance historique alors que ses ancêtres enterrés là regardent.
« Il y a des esprits des victimes de l'esclavage présents dans cette salle en ce moment, et ils écoutent un seul mot : la justice. »
— Esther Philips, première Poète lauréate de la Barbade
« Parce que pour eux et pour le monde, il ne peut y avoir de paix sans justice - justice réparatrice - et cet appel n'est répondu que lorsque les paroles sont transformées en action. La question est : que ferez-vous ? »
— Esther Philips
« À la veille du vote de vendredi, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a déclaré à l’agence de presse Reuters : « Un monde juste commence par une carte juste. » » – Dussey
« Il avait déclaré plus tôt, lors d’un point presse à l’ONU : « Une carte n’est jamais neutre. Elle façonne les perceptions et influence la manière dont est perçue la place des peuples et des continents dans le monde. » » – Dussey
« Les cartes façonnent notre compréhension du monde », a déclaré Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères, avant le vote. « Elles orientent l’éducation, nourrissent l’imaginaire et influencent les perceptions collectives. » – Dussey
Par 164 voix contre une, les États membres ont adopté vendredi une résolution promouvant des projections cartographiques reflétant plus fidèlement la taille réelle des continents ; cette décision marque l’aboutissement d’une campagne menée par des pays africains contre la projection de Mercator, datant du XVIe siècle et demeurant la plus utilisée au monde.
Les États-Unis ont exprimé le seul vote défavorable, qualifiant l’initiative de « projet idéologique radical ».
Six pays — l’Estonie, la Géorgie, la Lituanie, la Moldavie, la Serbie et l’Ukraine — se sont abstenus.
Économies à la croissance la plus rapide en Afrique (projections 2025-2026), telles que présentées dans le document source.
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